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DONALD TRUMP A REBATTU LES CARTES…

La menace Trump, le retour

Le scénario de sortie de crise que nous anticipions et qui avait porté les marchés sur les quatre premiers mois de l’année semble, semaine après semaine, devoir être revu. C’est d’ailleurs le scénario alternatif, celui d’une guerre commerciale qui s’exacerbe, qui semble prendre corps devant nos yeux.

Loin de se calmer et de focaliser son attention sur la Chine, Donald Trump vient d’ouvrir un nouveau front en s’attaquant cette fois au Mexique, accusé de ne pas lutter assez efficacement contre l’émigration clandestine vers les Etats-Unis. En imposant une taxe sur les importations en provenance du Mexique (qui augmentera de 5% par mois pour atteindre 25%), le président américain n’a pas seulement fait exploser les codes en mêlant deux sujets à priori indépendants, il a porté un coup sévère à la crédibilité américaine au moment où l’accord de libre-échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique était en cours de ratification au Congrès US.

A la veille du lancement officiel de sa campagne de réélection, le 16 juin en Floride, toutes les décisions de Donald Trump doivent être désormais analysées sous l’angle de la politique intérieure américaine. Dans ce contexte, la volonté du président américain d’utiliser l’arme commerciale même dans des contentieux non-commerciaux, comme l’immigration, ne préjuge rien de bon pour les autres négociations en cours.

Le niveau d’incertitude déjà élevé risque donc de s’accroître avec les conséquences en cascade des dernières décisions américaines. Logiquement la Chine a répliqué ce dimanche en publiant un livre blanc de 21 pages détaillant la position chinoise. Estimant que les Etats-Unis portent l’entière responsabilité de l’échec des négociations commerciales du fait des modifications répétées de leurs exigences, la Chine va prendre des mesures pour défendre ses intérêts. Ainsi Pékin va établir une liste de « sociétés non fiables » en réponse à la liste noire des Etats-Unis sur laquelle figure l’entreprise chinoise de téléphonie Huawei. La Chine a donc entamé sa « Longue Marche », théorisée par son président Xi Jinping fin mai, afin de préparer son opinion publique à une lutte tous azimuts pour assurer la montée en puissance de la Chine. Le rappel, la semaine dernière, par le ministre de la défense chinois Wei Fenghe, que la Chine se « battra jusqu’au bout » pour faire valoir sa souveraineté sur Taïwan, démontre que les tensions avec les Etats-Unis sont en train de prendre un virage plus global.


Au niveau de nos portefeuilles

Sur le mois de mai, le marché actions a été très chahuté, mais reste toujours positif depuis le début de l’année. Les investisseurs obligataires semblent plus inquiets. Le taux allemand à 10 ans a franchi un record historiquement faible (-0,21%). Depuis le début de l’année, nous anticipions un accord commercial en avril au plus tard. C’était mal connaître le Président américain qui apprécie déformer les tours de tables à sa guise…

Les tensions demeurent et nous contraignent à garder un certain équilibre dans nos portefeuilles.

Depuis le début de l’année, la performance nette du portefeuille prudent est d’environ +2,38% pour les contrats français et +3,26% au Luxembourg et +4,75% pour son homologue équilibré des contrats d’assureurs français (qui ont fait l’objet d’un arbitrage de sécurisation en mai) et +5,93% pour ceux domiciliés au Luxembourg qui bénéficient des faibles frais de gestion des trackers (fonds indiciels non accessibles dans les contrats domiciliés en France).

En ce qui concerne l’allocation de nos portefeuilles, nos convictions n’ont pas beaucoup évolué depuis le mois dernier. Nous avons maintenu l’équilibre de nos portefeuilles. Ceci nous a conduits à conserver notre allocation d’actifs tant en termes de classes d’actifs que de zones géographiques :

  • Actions : Nous maintenons nos positions. Nous conservons nos allocations sur la base du marché actions « value » qui a beaucoup souffert l’an passé et qui présente souvent de meilleures perspectives en fin de cycle. A noter aussi que les marchés européens et émergents, décotés eux-aussi, présentent toujours une prime de risque attractive. Ceci dit, les réactions de marché du mois dernier nous incitent à rester toujours vigilants ;
  • Obligations : Nous restons globalement négatifs sur les perspectives. La pondération post-arbitrage de novembre dernier tient compte de cette tendance ;
  • Liquidités : Lorsque les marchés restent volatils, il pourrait être utile de pouvoir disposer des liquidités mises de côté à déployer en cas d’opportunités d’achat à court terme ;
  • Immobilier : Nous pensons toujours que la valorisation de l’immobilier restera favorable tant que la hausse des taux d’intérêt n’aura pas infléchi sa tendance en Europe. Nous pensons donc disposer de 18/24 mois de « détente » devant nous, selon toute vraisemblance.

 

Toujours déterminée à réaliser une prestation globale de qualité, l’équipe du cabinet reste à votre disposition pour tout complément d’information.

 

                                                                        L’équipe de veille économique de PlusValue Conseil

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