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Résilience sectorielle face à l’autisme global des marchés financiers…

Depuis le début du choc sanitaire, les spéculations vont bon train sur ce que sera le monde d’après. Si les incertitudes actuelles ne permettent pas encore d’en apprécier l’horizon, les marchés en délivrent quelques esquisses. Le pic historique touché la semaine dernière par l’indice « techno » Nasdaq Composite n’est, en ce sens, pas anecdotique. Le phénomène n’est certes pas nouveau. Depuis une vingtaine d’années maintenant, le gigantisme croissant des GAFAM a occasionné un changement gravitationnel majeur sur les places financières. À la faveur de la dématérialisation d’une économie mondiale fortement portée sur les services, les start-up d’hier se sont métamorphosées en Blue Chip « bodybuildées » des places financières. Mais au-delà, l’épisode de la semaine passée semble avoir définitivement acté la fin de l’ancien monde et l’avènement du nouveau. Dans un climat d’incertitudes et de volatilité, il signifie qu’au-delà de la valorisation des datas, les technos ne sont plus seulement appréciées pour leur profil de croissance mais aussi pour leurs vertus défensives. Car si la pandémie a mis aux arrêts l’industrie mondiale, le confinement général a plus encore mis en évidence la résilience du modèle économique de ces mastodontes numériques. Une génération vient de mettre au placard l’ancienne. Malgré le traumatisme laissé par l’éclatement de la bulle internet il y a vingt ans, ces pachydermes capitalistiques sont devenus à l’occasion de la crise actuelle, les valeurs sûres du marché. Les sulfureux trublions boursiers d’hier se sont ainsi mués en actions de bon père de famille. Du reste, il serait risqué d’ignorer dans l’appréciation actuelle du secteur technologique une part manifeste de spéculation. Comme celle qui est en train de gonfler la capitalisation de Tesla – 207 milliards de dollars – façon baudruche (+200% depuis ses plus bas de mars). À l’heure où les craintes d’une nouvelle bulle se font sentir, il convient donc d’être prudent et de faire la différence entre les technos de qualité et celles au profil plus spéculatif – généralement très endettées et affichant des pertes constantes.

Plus globalement, alors que l’OMS, pour qui ” le pire reste à venir “, tire à nouveau la sonnette d’alarme sur la propagation de l’épidémie, exhortant même certains pays à “se réveiller ” et réellement ” engager le combat “, alors que la résurgence de l’épidémie de Covid-19 dans certains pays d’Europe oblige au reconfinement d’une partie de la population (200 000 personnes en Catalogne, 700 000 à Lisbonne …) et alors que la progression de l’épidémie ne cesse d’accélérer aux États-Unis au risque de déraper, les marchés financiers continuent, pour l’heure, de faire preuve d’un stoïcisme inébranlable. Si l’effet liquidité est assurément un facteur de soutien aux marchés, permettant de limiter toute baisse significative, la publication de données macroéconomiques en hausse, et généralement au-dessus des attentes, en est un autre. Ces données sont pourtant à nuancer ou, a minima, à mettre en perspective avec la situation qui prévalait pré-confinement, l’amélioration par rapport au mois d’avril ou de mai étant somme toute logique. Aux États-Unis, les créations d’emplois pour le mois de juin ont, de nouveau, fortement rebondi. En Europe, les données confirment aussi le rebond de l’activité. En Allemagne, par exemple, les ventes au détail sont ainsi revenues en positif en glissement annuel (3.8% contre -6.4% en avril) et le taux de chômage se stabilise à 6.4% (contre 6.3% le mois précédent et 5% pré-crise). Cependant, les indicateurs manufacturiers pour la zone euro restent encore en territoire de contraction. Nous resterons donc attentifs aux chiffres de progression de l’épidémie qui pourraient remettre en cause la reprise de l’activité et sortir les marchés de leur impassibilité.

En conclusion, vous l’aurez compris, tout reste fragile. Vous connaissez notre aversion pour les mois d’août sur les marchés. En conséquence nous proposons de rester dans la configuration prudente de nos portefeuilles actuels. Le mois de septembre sera l’occasion de découvrir les résultats du premier semestre et des anticipations des entreprises. Dès lors, nous pourrons adapter nos allocations en conséquence.

Dans cette attente, nous vous souhaitons à toutes et tous d’excellentes vacances !

Sur le mois de juin, nos portefeuilles sont restés relativement stables : +0,23% pour le portefeuille prudent des contrats français et +0,42% pour son homologue des contrats domiciliés au Luxembourg.

Toujours déterminée à réaliser une prestation globale de qualité, l’équipe du cabinet reste à votre disposition pour tout complément d’information.                                                      

L’équipe de veille économique de PlusValue Conseil

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